Leonardo Leoncillo Sculpteur italien. (1915 Spolète- 1968 Rome)

En 1935, il s’établit à Rome ou il fréquente l’Academie des beaux-arts et les artistes de l’école romaine.
De 1939 à 1942, il dirige à Umbertide, en Ombrie, une manufacture de céramique.
En 1944, il réalise la Madre romana uccisa dai tedeschi (Mère romaine tuée par les Allemands, coll. Terenzi, Rome), considérée par la critique comme sin chef-d’œuvre.
Après 1945, vases, portraits, formes tordues et grumeleuses, qui résultent de l’extrême métamorphose des modelés de la géométrie cubiste, synthétisent deux traditions, l’une issue de Metardo Rosso, Melli et Umberto Boccioni, l’autre de Pablo Picasso et Moore.
À la suite d’une profonde crise existentielle, idéologique (il quitte le Parti communiste) et artistique, Leoncillo abandonne, en 1957, le langage post-cubiste, les émaux brillants et la dimension narrative, renonçant à toute allusion à la figure humaine: la surface d’émail coloré fleurit sur la terre cuite, “fracturée”, coupée avec du fil, comme la viande crue, afin qu’elle montre “avec ses stratifications visibles l’histoire vraie de la création de la sculpture“(Leoncillo)

Lacérations et excroissances, mettant en lumière les repentirs et les incertitudes du faire artistique, veulent figurer ‘les temps qui passe, qui consume et qui détruit, et les nouvelles choses qui s’ajoutent aux vieilles’ non sans violence: “âpre et mechante vie” (Leoncillo)

Leonardi Leoncillo Saint Sébastien

 

Leoncillo terra cuite Supplizio azzurro